département d'études juridiques et économiques de périgueuxuniversité de bordeaux

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   “L’enseignement supérieur, que l’on a ici avec le Dejep, est une chance pour les étudiants.”

20/05/2016

 

Benjamin Delrieux 

Chargé de mission Développement Économique

& Conseiller Régional

Bonjour Benjamin, pouvez-vous vous présenter en quelques mots et nous expliquer votre parcours ?
Bonjour, j’ai 25 ans et j’ai effectué ma licence de droit au Dejep suivi d’un Master 2 de Droit des Collectivités Territoriales à Bordeaux. Mon stage de fin d’études s’est déroulé au conseil départemental de Dordogne où j’ai été embauché par la suite en tant que chargé de mission Développement Économique. Fortement impliqué dans le développement de mon territoire, j’ai été élu en tant que Conseiller régional au Conseil Régional d’Aquitaine en décembre 2015.
 
Comment êtes-vous arrivé au DEJEP ?
Complètement par hasard, c’est un peu particulier. J’ai fait un Bac STAV au lycée agricole et je ne savais pas exactement quoi faire après. Je voulais m’orienter vers des études dans l’agronomie. Puis, j’ai rencontré Monsieur Robert BADINTER par hasard, quand j’étais en terminale, j’ai ainsi eu le plaisir d’échanger avec lui. C’est après cette rencontre que je me suis dit « pourquoi pas faire du droit ? ».
Quand je me suis inscrit à la Fac de droit, j’avais un Bac Technologique donc un profil très atypique. Quand on vient d’un lycée agricole et qu’on n’a pas un Bac ES, beaucoup pensent que l’on n’est pas capable de réussir à la fac. Finalement, j’ai eu ma licence du premier coup, ainsi que mon master.
Je suis arrivé au DEJEP après avoir assisté aux journées portes ouvertes, j’ai été sensible au fait que je pouvais étudier dans les mêmes conditions qu’à Bordeaux mais dans un cadre plus agréable.
Au DEJEP, on est moins nombreux et c’est plus facile de se loger à Périgueux. En termes de coûts, c’est beaucoup plus accessible. La structure du DEJEP est plus agréable que la Fac de Droit de Bordeaux où les bâtiments sont préfabriqués et où l’on se retrouve assis dans les escaliers quand on arrive en retard.
 
Quels étaient vos objectifs au sein du DEJEP ?
Mes objectifs étaient de finir mes études le plus rapidement possible et de m’orienter vers le droit public, et plus particulièrement le droit des collectivités, tout en évitant de redoubler ou d’aller aux rattrapages.
 
Que pensez-vous de l’enseignement supérieur en Dordogne ?
Il y a deux choses.
La première, c’est que l’enseignement supérieur que l’on a ici, c’est-à-dire le Dejep, est une chance pour les étudiants car toutes les familles n’ont pas les mêmes capacités financières pour envoyer leurs enfants à Bordeaux, Limoges ou Toulouse. Ils peuvent rester un an, deux ans, trois ans ou plus en Dordogne, c’est une chance pour eux.
La deuxième chose, c’est que les jeunes qui font leurs études ici en Dordogne et qui restent par la suite, démontrent que l’on peut avoir de jeunes diplômés prêts à travailler. C’est une plus-value pour la Dordogne et le territoire.
Le paradoxe c’est que l’enseignement supérieur est concentré sur Bordeaux. On a la chance d’avoir une antenne décentralisée de la Fac de Droit ici, mais je pense qu’il faudra se battre dans les années qui viennent pour avoir la 1ère année de médecine et étoffer les formations juridiques. Pourquoi pas quelques Masters, en droit public et en droit privé.
C’est une chance d’avoir le DEJEP, mais il faudra se battre pour en avoir plus et surtout maintenir l’enseignement supérieur en Dordogne.
 
Avez-vous un bon souvenir au DEJEP, une anecdote à nous raconter ?
Quand j’étais au bureau de l’AEP, je me souviens de l’organisation des galas. C’est un moment compliqué parce qu’on est astreint à l’organisation du gala pendant 6 mois mais c’est vraiment la soirée de l’année. C’est la soirée au cours de laquelle se retrouvent les étudiants et les enseignants. J’ai fait 3 ou 4 galas et cet événement m’a marqué.
Après, il y a des personnalités dont on se souvient. On a eu des professeurs exceptionnels comme Gérard AUBIN, qui est aujourd’hui disparu. Dans un parcours universitaire, il y a des figures comme lui qui restent ancrées dans votre mémoire. Il y a aussi Pascal COMBEAU, qui était mon directeur de Master et qui m’a vraiment donné l’envie de me spécialiser dans le Droit des collectivités. Tous ces professionnels passionnés par leur matière et par leur enseignement m’ont vraiment marqué au sein du Dejep.